Olympique de Marseille v Liverpool FC - UEFA Champions League 2025/26 League Phase MD7Getty Images Sport

OM : la sortie irritante de De Zerbi après la débâcle contre Liverpool

La défaite sèche contre Liverpool n’a pas seulement laissé des traces au tableau d’affichage. Elle a aussi provoqué une réaction très attendue de Roberto De Zerbi, visiblement agacé par ce qu’il a vu sur la pelouse du Vélodrome.

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    De Zerbi ne digère pas la prestation de l’OM

    Le score final, lourd et sans appel, n’explique pas à lui seul l’agacement de Roberto De Zerbi. Face à Liverpool, l’OM a sombré mercredi soir (0-3) lors de la 7e journée de la Ligue des champions. Mais pour l’entraîneur marseillais, le vrai problème se situe ailleurs. Dans l’attitude. Dans la lecture du jeu. Dans la compréhension même de ce que demandait le match.

    Très vite après la rencontre, le technicien italien a pointé une copie collective qu’il juge totalement à côté de la plaque. Des choix tardifs. Des déplacements mal coordonnés. Et surtout une incapacité à identifier les zones clés où le danger pouvait naître.

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    Une lecture du jeu jugée insuffisante

    Roberto De Zerbi ne s’est pas caché au moment d’analyser la rencontre. Il a livré une lecture précise, parfois tranchante, de ce qui n’a pas fonctionné.

    « Je n’aime pas parler de regret. On n’a pas bien joué et on a pris un premier but stupide. En première mi-temps, malgré Liverpool, on a essayé de jouer, pas à armes égales mais presque. On a surtout mal compris où était le jeu, notamment leur façon de défendre. Le jeu passait beaucoup par Pavard, on l’a compris trop tard. En deuxième mi-temps, le match s’est ouvert et, face à Liverpool, quand tu laisses des espaces, tu souffres. Malgré tout, eux comme nous avons eu des occasions », a-t-il lancé.

    Au-delà du réalisme offensif défaillant, De Zerbi regrette surtout ce temps de retard constant dans la prise d’information. Face à une équipe aussi clinique que Liverpool, la moindre hésitation se paie immédiatement.

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    Pavard et Murillo, des choix assumés

    Certains choix tactiques ont surpris, notamment le rôle très offensif confié à Benjamin Pavard et Amir Murillo. Deux défenseurs parfois aperçus à la pointe de l’attaque. Un parti pris pleinement assumé par l’entraîneur.

    « Pavard aurait pu marquer en première mi-temps, à un moment il se retrouve seul face au gardien. Quand tu joues à quatre derrière, les latéraux doivent pousser. D’un côté il y avait Murillo, plus offensif, de l’autre Pavard un peu moins, parce que Weah était plus haut dans son couloir. C’est pour ça que la situation s’est créée. Mais Pavard peut et doit attaquer. Au début, on est restés trop statiques: Kondogbia devait s’écarter à droite et Pavard devait projeter. Quand il l’a fait, il s’est retrouvé face au but, sur un centre de Murillo », a ajouté le technicien italien.

    Le problème, selon lui, n’est donc pas l’intention, mais l’exécution, arrivée trop tard.

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    Bruges, une finale sans excuse

    Actuellement 19e après la 7e journée de la phase de ligue, l’OM jouera sa qualification pour les barrages la semaine prochaine à Bruges. Un rendez-vous capital. Une finale assumée. Mais sans discours alarmiste.

    « A Marseille, il y a toujours de la pression, même le 8 juillet, quand on commence la préparation. Ce n'est pas un problème de pression, c'est un problème de bien jouer, d'être toujours très proche de cette constance de prestation, de performance. C'est ce que je souhaite. Après oui, c'est une finale. Je ne sais pas si le nul est suffisant honnêtement. Ce qui est sûr, c'est qu'on ne va pas là-bas pour faire match nul, mais pour essayer de faire le match qu'on a fait au Koweït (au Trophée des champions, contre le PSG, Ndlr), contre Angers, pas comme celui de ce soir où on a la prestation contre Nantes. Après, si on ne veut pas la pression, on ne vient pas à Marseille. Il faut aller ailleurs, vivre tranquille et faire le même sport », a conclu l’ancien coach de Brighton.

    Le message est clair. À Bruges, l’OM devra répondre sur le terrain. Sans retard. Sans excuse.

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